Les Trois (3) piliers de l’Accélérateur Mondial (AM)

Quelle est la solution ?

En concertation avec les partenaires sociaux, d’autres parties prenantes et les divers dispositifs de coordination et d’appui déjà en place, l’Accélérateur mondial entend, sur la base d’une analvse minutieuse des configurations macroéconomiques et sociales des pays et en tenant compte des priorités fixées par les gouvernements, au nombre de (3) :

– Susciter un intérêt, un engagement et un alignement politique chez les acteurs nationaux et internationaux.

– Favoriser la mobilisation de ressources pour consolider la structure financière.

– Renforcer les capacités nationales existantes, tout en fournissant l’appui technique nécessaire à l’élaboration, à l’intégration et à la mise en œuvre des politiques.

En outre, l’Accélérateur Mondial renforcera la cohérence des politiques nationales de même que la cohérence et l’harmonisation de l’appui fourni par les partenaires financiers et les partenaires de développement à la formulation et à la mise en œuvre de politiques intégrées portant sur l’emploi, la protection sociale et l’environnement, aux effets économiques et sociaux solides et durables.

Les Trois (3) piliers de l’Accélérateur Mondial

Figure 1 : les trois piliers de l’Accélérateur Mondial (AM)

1er Pilier : Des stratégies et des politiques intégrées et fondées sur des données factuelles

Des stratégies et politiques nationales intégrées devront être élaborées, mises en œuvre et supervisées dans le cadre du dialogue social.

Elles devront s’appuyer sur des données solides ainsi que sur une analyse des politiques, afin qu’elles répondent aux besoins et aux priorités des populations, qu’elles comblent les éventuelles lacunes réglementaires et difficultés de mise en œuvre recensées, et cohérentes avec les plans nationaux de développement, les cadres de coopération des Nations Unies pour le développement durable et les contributions déterminées au niveau national.

Entre autre, des investissements combinés dans l’emploi décent et la protection sociale universelle contribuent à une transformation structurelle inclusive, à la création par des entreprises durables d’emplois formels assortis de protection sociale, d’une couverture sociale efficace pour tous – y compris les personnes pauvres et vulnérables – ainsi qu’à une amélioration des conditions de travail et du niveau de vie pour chacun tout en assurant une transition juste (les enfants, les jeunes, les femmes, les personnes handicapées, les travailleurs migrants, les personnes déplacées)

Ces approches intégrées contribuerons à renforcer les politiques et programmes existants en vue de :

– Surmonter les multiples crises sanitaires, climatiques et socioéconomiques, et concrétiser une relance centrée sur l’humain

– S’attaquer aux problèmes structurels profonds du marché du travail (informalité, chômage, sous-emplois, déficits de formation et de competences, migrations, pauvreté, inégalité)

– Renforcer les institutions nationales (et locales) pour se préparer et faire face aux crises à venir

– Faciliter les transitions (transitions entre vie professionnelle et vie privée, transitions de l’économie informelle vers l’économie formelle, transitions vers des économies vertes, durables et résilientes)

Ces approches intégrées mobiliseront des investissements important, par exemple:

1. Des investissements importants dans la protection sociale universelle

2. Des incitations juridiques, administratives, fiscales, commerciales et autres

3. Des investissements suffisants dans le secteur des soins

4. L’accès à une éducation de qualité, à des compétences, notamment numériques, recherchées sur le marché du travail

5. Des investissements publics suffisants et durables dans le secteur social

6. Des politiques globales – notamment pour rendre les TIC plus accessibles et plus abordables – et des stratégies de numérisation

2e Pilier : Des financements intégrés associant ressources nationales et aide financière internationale

Il devient primordial de mobiliser des financements à une échelle suffisante pour, d’une part, combler la « grande fracture financière », et d’autre part, remédier aux conséquences socioéconomiques et aux pertes d’emplois catastrophiques provoquées par les différentes crises observées ces dernières années.

Il est essentiel que des stratégies de financement adéquates et pérennes soient mises en place pour soutenir la création d’emplois décents et productifs, étendre la couverture sociale et protéger les personnes vivant dans une pauvreté chronique ainsi que d’autres groupes de population particulièrement touchés, notamment les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les migrants, les travailleurs de l’économie informelle et les travailleurs des zones rurales.

Car en effet, ce contexte de crise actuel est particulièrement marqué par des pertes massives d’emplois et de revenus et des taux de pauvreté en hausse.

En outre, l’absence de systèmes de protection sociale adéquats dans de nombreux pays a aggravé la pression financière exercée sur des ménages déjà vulnérables économiquement, avec des effets néfastes sur la santé et la nutrition.

Plusieurs options devraient être envisagées pour parvenir à un financement suffisant et viable, tels que : une combinaison optimale de sources de financement nouvelles et diverses, des recours à des régimes contributifs, non contributifs ou mixtes en fonction du contexte national et tout cela dans le respect des normes internationales du travail et en trouvant le meilleur équilibre entre responsabilités et intérêts des financeurs et des bénéficiaires des régimes de sécurité sociale.

Au niveau des pays, la stratégie de financement sera fondée sur les principes suivant :

– La valeur ajoutée et le soutien concret que l’Accélérateur mondial apportera aux pays partenaires dans le cadre de leurs stratégies de financement.

– Des domaines d’intervention complémentaires et susceptibles d’attirer des financements supplémentaires consacrés à la création d’emplois et à la protection sociale pour des transitions justes dans les pays.

– Un alignement sur les recommandations de l’initiative « Financement du développement » (en particulier les pôles 1 et 2) et d’autres initiatives de financement des ODD (plans de relance, etc.) ; la cohérence et une coordination avec les INFF et les budgets en rapport avec les ODD.

3e Pilier : Une coopération multilatérale renforcée

Grâce à son 3e pilier, toutes les parties prenantes devront s’engager sur une feuille de route et une stratégie de financement communes, que l’on pourra adapter en fonction des besoins spécifiques et de la situation particulière des États membres, renforçant ainsi les structures et processus actuels.

l’Accélérateur entend améliorer le dialogue et la cohérence entre les parties concernées – décideurs nationaux, partenaires de l’APD, institutions des Nations Unies, FMI, banques multilatérales de développement, partenaires sociaux, société civile, milieux universitaires – afin de renforcer les engagements nationaux et internationaux, de mobiliser un soutien financier international coordonné pour les pays, et de garantir la cohérence des conseils stratégiques concernant la nature et le niveau des investissements à réaliser dans la protection sociale et l’emploi.

Ainsi le but sera le suivant : réduire les inégalités entre les pays et à l’intérieur des pays; favoriser les transitions vers la formalité ; promouvoir une relance verte créatrice d’emplois après la pandémie de COVID-19, notamment en donnant au plus grand nombre la possibilité d’accéder aux TIC et d’acquérir des compétences numériques.

Ce 3eme pilier se concrétisera sur des points suivant :

– Renforcement des structures institutionnelles pour une coordination interministérielle et multipartite des politiques au niveau des pays

– Harmonisation de l’aide au développement, de l’assistance financière et des stratégies pour mobiliser les IFI (Institution Financière Internationale)

L’Accélérateur mondial peut relever ces défis grâce à des mesures intégrées qui vont accroître l’efficacité des interventions, avoir des effets multiplicateurs positifs et possiblement créer des cercles vertueux associant employabilité accrue, main-d’oeuvre plus productive, recettes fiscales en hausse et marge de manoeuvre budgétaire plus importante, ce qui permettra de réaliser d’autres investissements dans l’emploi décent, la protection sociale et des transitions justes.

Bien qu’adaptées au contexte, ces mesures peuvent inclure des approches intégrées visant à assurer progressivement une protection sociale universelle et adéquate, et à faciliter la transition de l’emploi informel vers l’emploi formel.

Dans la transition vers l’emploi décent, un élément crucial sera la création d’emplois dans les secteurs des soins, de la santé et de l’économie verte ainsi que dans d’autres secteurs clés selon le contexte national.

Ces secteurs peuvent offrir des emplois de qualité, favoriser des transitions vers la formalité et faciliter directement les transitions entre vie professionnelle et vie privée.

La mondialisation et les nouvelles technologies peuvent amplifier les effets de ces chocs;

Le soutien apporté doit aller au-delà des mesures immédiates afin de garantir la reprise et la résilience à long terme du marché du travail.

L’Accélérateur mondial peut aider à élaborer des stratégies nationales d’une durée déterminée pour (re)construire des systèmes durables et résilients

Les mesures proposées ci-dessus contribueront à assurer la soutenabilité de la dette et à accroître la marge de manœuvre budgétaire pour mettre en œuvre les actions gouvernementales prioritaires dans le cadre de l’Accélérateur mondial

« C’est un honneur pour nous d’être à votre service »

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