La nécessité de remédier à la faiblesse structurelle des politiques et des financements

QUEL EST LE PROBLÈME ?

l’expérience de ces dernières années montre également que les pays se heurtent à certains obstacles qui les empêchent d’entreprendre les réformes politiques et financières nécessaires pour accélérer le changement et atteindre leurs objectifs de développement.

À la suite de la pandémie de COVID-19, une prise de conscience forte s’est fait jour concernant les mesures gouvernementales et financières à prendre pour faciliter une reprise centrée sur l’humain, gagner en résilience face aux crises à venir et accompagner les transformations structurelles nécessaires (formalisation, numérisation, transition écologique, etc.), le but étant de garantir des transitions justes pour tous tout en assurant la continuité des activités

Ainsi. l’Accélérateur mondial trouve sens en aidant les pays à surmonter les obstacles, dont certains sont précisés ci-dessous :

• La faiblesse des capacités de mise en œuvre et des capacités institutionnelles chez les décideurs et dans les institutions publiques – sécurité sociale, administration fiscale, services de l’emploi, inspections du travail, services de l’état civil, etc. Renforcer ces capacités pour pouvoir répondre à des besoins essentiels des populations et, ce faisant, renforcer la confiance et l’inclusion nécessite des stratégies à long terme et des financements qui font souvent défaut, ce qui met des institutions encore jeunes en difficulté

• Les normes sociales qui empêchent les femmes de participer pleinement au marché du travail, et un soutien limité à certaines catégories qui restent à l’écart de la protection sociale et des emplois décents, à savoir, les femmes, les enfants, les jeunes, les migrants et les personnes déplacées, mais aussi les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et les travailleurs/entreprises qui opèrent dans l’économie informelle.

• Le fort taux d’emploi informel chez les citoyens et les non-ressortissants des pays en développement, qui en plus de faire obstacle à la concrétisation des droits des salariés à une protection sociale et à des conditions de travail décentes notamment -, nuit au développement d’entreprises durables, limite les recettes publiques et restreint le champ d’action réglementaire des gouvernements.

• Une prise de conscience et des connaissances pratiques insuffisantes – chez les décideurs, les partenaires sociaux, les partenaires financiers et les partenaires de développement, dans les institutions des Nations Unies et dans le grand public – des retombées potentielles et des possibles effets multiplicateurs de politiques et de stratégies de protection sociale et de création d’emplois bien pensées, intégrées, dotées d’un budget suffisant et conformes aux normes internationales applicables.

• Une marge de manœuvre budgétaire limitée pour mener de telles réformes politiques – une situation encore aggravée, d’une part, par la baisse des recettes fiscales et l’augmentation des dépenses résultant de la pandémie de COVID-19 et de la crise actuelle du coût de la vie, et d’autre part, par un service de la dette qui pèse de plus en plus sur les finances publiques. Si l’on ajoute à cela un manque de volonté politique et l’absence de stratégies de financement adéquates et pérennes, cela peut déboucher sur des budgets insuffisants alloués à la protection sociale, aux systèmes de santé, à l’éducation et à la formation professionnelle, à la transition écologique et aux politiques et programmes pour l’emploi.

• Des politiques trop cloisonnées – qui empêchent la collaboration et les synergies durant les phases de diagnostic, mais aussi durant les phases d’élaboration et de mise en œuvre des solutions – aboutissent à des situations dans lesquelles les bons résultats obtenus dans un secteur d’action contribuent assez peu aux objectifs fixés dans d’autres secteurs, voire nuisent à ces objectifs.

• Le manque de transparence des tâches et des processus, notamment dans l’élaboration des politiques, l’établissement des budgets et l’administration publique, ainsi qu’une redevabilité insuffisante qui érode la confiance du public dans l’État, les politiques publiques et les programmes gouvernementaux, et rompt le contrat social.

• Une coordination et une harmonisation insuffisantes des ministères, des institutions, des partenaires sociaux, des acteurs du développement et des acteurs financiers – déséquilibres de pouvoir au sein du gouvernement (les ministères chargés du travail, de la protection sociale, de l’environnement et du climat étant moins prioritaires) et faible capacité à bâtir un consensus national sur la base d’un dialogue social inclusif susceptible de restaurer la confiance et la cohésion sociale.

• Des données pertinentes et récentes trop rares du fait de statistiques de sécurité sociale et de systèmes d’information sur le marché du travail insuffisamment développés, ainsi qu’une insuffisance des politiques visant à rendre les technologies de l’information et de la communication (TIC) disponibles, accessibles et abordables, aggravée par l’absence d’une mise en œuvre à l’échelle nationale pour permettre à chacun (indépendamment de l’âge, du sexe, des capacités ou du lieu d’habitation) d’accéder à des informations et à des services en ligne, notamment aux offres d’emploi qui, de plus en plus, ne sont diffusées que dans l’espace numérique.

• La privatisation et l’externalisation de certaines prestations de services (p. ex. services de santé, services de l’emploi, formation professionnelle) sans accréditation, réglementation ou garanties de qualité suffisantes pour assurer un accès universel à des services de qualité.

• L’insuffisance des politiques visant à rendre les TIC disponibles, accessibles et abordables, et l’absence d’une mise en oeuvre à l’échelle nationale pour permettre à chacun (indépendamment de l’âge, du sexe, des capacités ou du lieu d’habitation) d’accéder à des informations et à des services en ligne.

En somme, l’accélérateur mondial est essentiel pour remédier à la faiblesse structurelle des politiques et des financements en mobilisant des ressources, en renforçant les capacités institutionnelles, en favorisant la coordination et l’alignement des politiques, et en promouvant l’innovation et la collaboration.

Cela peut contribuer à accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable et à créer un monde plus juste, équitable et durable pour tous.

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